Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a tenu une séance de travail à Tervuren, en Belgique, avec les responsables des archives géologiques du sous-sol congolais ainsi qu’avec des partenaires belges et européens impliqués dans leur numérisation, a annoncé le ministère des Mines.
Les discussions ont porté sur l’élaboration d’une feuille de route destinée à assurer la digitalisation et la restitution progressive à la République démocratique du Congo de données géoscientifiques relatives à son sous-sol. Ces archives sont considérées comme des informations stratégiques pour la connaissance du potentiel minier national.
Selon le ministère, la mise en œuvre de ce projet vise à améliorer l’accès des géoscientifiques congolais à des données fiables et de qualité. Les informations concernées devraient contribuer au renforcement des capacités d’exploration minière, à l’orientation des investissements et à l’identification de nouveaux gisements.
La délégation congolaise a également échangé avec ses partenaires sur le projet PANAFGEO+, une initiative dédiée à la modernisation des services géologiques africains. Ce programme repose notamment sur la numérisation des données, le partage d’expertise et le renforcement des capacités techniques des institutions spécialisées.
Pour les autorités congolaises, cette démarche s’inscrit dans la stratégie de modernisation de la gouvernance du secteur minier et de valorisation des ressources naturelles. Elle vise également à renforcer la souveraineté de la RDC sur ses données géoscientifiques.
Cette mission intervient quelques mois après la décision du Musée royal de l’Afrique centrale de Tervuren de rejeter une demande d’accès à des archives géologiques congolaises formulée par une société minière américaine. En février dernier, le directeur du musée, Bart Ouvry, avait indiqué que les documents sollicités relevaient du domaine public et ne pouvaient être assimilés à des archives d’entreprise pouvant être cédées à des fins d’exploitation privée.
La RDC dispose d’importantes ressources minières stratégiques, notamment le cuivre, le cobalt, le coltan, l’or et le lithium. Les autorités estiment que l’amélioration de l’accès aux données géologiques constitue un levier essentiel pour attirer les investissements et renforcer la connaissance du potentiel minier du pays.
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