Le président de la République, Félix Tshisekedi, a livré, ce mercredi 8 avril, une analyse sans concession de l’état des infrastructures publiques en République démocratique du Congo. À l’occasion de l’ouverture de la première conférence nationale sur les infrastructures et les travaux publics, il a plaidé pour un changement de paradigme, appelant à abandonner la gestion improvisée au profit d’une approche structurée, planifiée et durable.
Devant un parterre d’acteurs publics et privés réunis au Centre culturel et artistique des pays d’Afrique centrale, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’instaurer une véritable culture de gestion des infrastructures. « Nous devons sortir d’une logique de réparation permanente pour entrer dans une véritable culture de système qui planifie, qui norme, qui entretient, qui anticipe, qui évalue sur le cycle de vie des ouvrages », a-t-il déclaré.
Vers une gestion intégrée et anticipative
La vision défendue par le président repose sur une refonte en profondeur des pratiques. Il ne s’agit plus uniquement de construire des ouvrages, mais de les inscrire dans une logique globale intégrant leur conception, leur maintenance, leur adaptation et leur évaluation continue.
Dans cette dynamique, Félix Tshisekedi met également en avant la nécessité de prendre en compte les enjeux actuels, notamment les contraintes climatiques, les avancées technologiques et les impératifs de compétitivité économique.
Cette orientation intervient dans un contexte marqué par des infrastructures souvent fragilisées par le sous-investissement, un entretien insuffisant et des normes parfois inadaptées. Elle traduit une volonté de rompre avec les interventions ponctuelles pour instaurer une planification à long terme, capable d’assurer la durabilité et la résilience des ouvrages publics.
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