La congestion persistante sur la Route nationale numéro 1 (RN1), axe vital entre Kinshasa et le port de Matadi, pousse le gouvernement à accélérer sa riposte face aux conséquences économiques grandissantes pour les entreprises et les chaînes d’approvisionnement du pays.
Sous la conduite de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, une réunion de crise a été organisée mardi avec les ministres concernés, les autorités du Kongo Central, la Fédération des entreprises du Congo (FEC) ainsi que la Société de péage du Congo afin de mettre en œuvre des mesures d’urgence destinées à rétablir la fluidité sur ce corridor stratégique.
Longue d’environ 360 kilomètres, la RN1 constitue le principal couloir logistique reliant la capitale au port de Matadi, par lequel transitent une grande partie des importations destinées au marché congolais. Depuis plusieurs semaines, les embouteillages enregistrés notamment à Kasangulu et au niveau du triangle Cité Verte ralentissent fortement les mouvements des marchandises et perturbent les activités économiques.
Pour les opérateurs économiques, les conséquences sont immédiates : augmentation des coûts de transport, retards dans les livraisons, surconsommation de carburant et pertes sur les produits périssables. Plusieurs entreprises font également état d’une immobilisation prolongée des poids lourds transportant matériaux de construction, produits alimentaires et conteneurs en provenance du port.
Cette situation exerce une pression supplémentaire sur les prix des biens importés à Kinshasa, dans un contexte déjà marqué par des tensions logistiques et des défis liés au pouvoir d’achat.
Face à l’urgence, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a annoncé le déploiement immédiat d’unités de la police de circulation routière sur les points les plus critiques afin d’améliorer la gestion du trafic.
Le gouvernement prévoit également d’accélérer les travaux de contournement, d’étudier l’installation de guichets avancés aux postes de péage et de réduire les délais de passage sur cet axe routier considéré comme stratégique pour l’économie nationale.
Selon plusieurs participants à la réunion, la cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité d’obtenir des résultats rapides afin de limiter l’impact de cette paralysie sur les échanges commerciaux entre Kinshasa et le Kongo Central.
Du côté du patronat, les mesures annoncées sont perçues comme un premier signal positif. Célestin Tangamo estime que certaines décisions pourraient produire des effets immédiats sur la circulation des marchandises et contribuer à réduire les pertes enregistrées par les entreprises.
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