L’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, a refusé de poursuivre son audition devant la Cour de cassation ce lundi dans le cadre du procès lié au dossier du Fonds de réparation des indemnisations des victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO). Estimant que la procédure était entachée d’irrégularités, il a quitté la salle d’audience avant la poursuite des débats.
Face aux juges, Constant Mutamba a dénoncé ce qu’il présente comme de « fausses mentions » ajoutées par les greffiers dans sa citation à comparaître. Il a également reproché au tribunal de grande instance de la Gombe d’avoir refusé d’enregistrer la plainte qu’il dit avoir déposée contre l’un des greffiers, tout en affirmant que son droit de soulever des exceptions de procédure lui avait été refusé.
Considérant que ces éléments compromettent, selon lui, les garanties d’un procès équitable, l’ancien garde des Sceaux a annoncé qu’il ne participerait plus à son audition dans ces conditions. « Je préfère boire la ciguë comme Socrate », a-t-il déclaré, estimant qu’il ne pouvait cautionner une procédure qu’il juge irrégulière.
Cette comparution intervient dans un contexte judiciaire déjà lourd pour l’ancien ministre. La Cour de cassation l’a récemment condamné à trois ans de prison dans une autre affaire portant sur la gestion de plus de 19 millions de dollars destinés à la construction d’une prison centrale à Kisangani, dans la province de la Tshopo.
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