Les entreprises minières chinoises ont consacré plus de 1,77 milliard de dollars aux infrastructures en République démocratique du Congo (RDC), selon les chiffres avancés par l’ambassadeur de Chine en RDC, Zhao Bin. Ces investissements s’inscrivent dans le cadre de la coopération économique entre Kinshasa et Pékin, notamment à travers le développement d’infrastructures liées aux activités minières et au désenclavement des zones de production.
Le diplomate s’exprimait lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion du 77e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine. Il a cité plusieurs ouvrages réalisés ou en cours de réalisation dans le cadre de la coopération sino-congolaise.
Parmi les projets évoqués figure notamment l’usine de traitement d’eau de Kamina, réalisée dans le cadre du mécanisme « ressources contre projets », et désormais entrée en service. Zhao Bin a également fait état d’avancées importantes sur la rocade de Kinshasa ainsi que sur la réhabilitation de la Route nationale n°1 entre Mbuji-Mayi et Kabinda. En outre, près de 100 millions de dollars ont été consacrés aux communautés locales.
Ces dépenses couvrent notamment des infrastructures destinées à accompagner le développement économique et social des zones d’implantation des entreprises chinoises. Le diplomate a également souligné que le village pilote de Sicomines constitue l’un des projets ayant contribué au développement rural.
120 000 emplois directs créés en 2025
Au-delà des infrastructures, les entreprises chinoises auraient généré d’importantes retombées sur le marché du travail congolais. Selon Zhao Bin, elles ont créé plus de 120 000 emplois directs en 2025 et versé plus de 4 milliards de dollars d’impôts.
D’après le diplomate chinois, les entreprises chinoises ont également mis en œuvre des projets bénéficiant à plus de 250 communautés locales. Le taux de recrutement local et celui de l’approvisionnement agricole auprès des producteurs locaux atteindraient, selon le diplomate, 90 %.
Sur le volet logistique, Zhao Bin a également évoqué le développement du corridor reliant la RDC à l’océan Indien via le lac Tanganyika. Il prévoit que l’itinéraire Manono–Dar es-Salaam sera entièrement opérationnel d’ici la fin de l’année.
Pour la RDC, le développement de tels corridors constitue un enjeu stratégique pour faciliter l’évacuation des minerais, réduire les coûts logistiques et améliorer la connexion des provinces productrices aux marchés régionaux et internationaux.
Rédaction



