Le gouvernement congolais resserre l’étau autour du secteur des jeux d’argent et de hasard. Le ministère des Finances a confirmé la poursuite de la réforme engagée dans cette filière et annoncé que la phase pilote prendra officiellement fin le 30 août 2026, date à partir de laquelle les opérateurs non conformes s’exposeront à des sanctions administratives.
Dans un communiqué publié le 10 juillet, le ministère rappelle que cette réforme s’inscrit dans les décisions prises par le Conseil des ministres et qu’elle vise à instaurer un cadre moderne de régulation du secteur. Le projet de loi sur les jeux d’argent et de hasard, déjà adopté par le gouvernement, est actuellement examiné par le Parlement.
Pour assurer cette transition, la Cellule de Surveillance des Jeux d’Argent et de Hasard (CSJA), créée en janvier 2026, supervise le déploiement d’une plateforme nationale de régulation et de contrôle. Cette structure réunit plusieurs institutions publiques, notamment le ministère du Portefeuille, la SONAL, la Banque centrale du Congo (BCC), l’ARPTC ainsi que les services de sécurité.
Selon le ministère, la plateforme, certifiée ISO/IEC 27001:2022, permettra de renforcer la transparence du secteur et la sécurisation des données. L’intégration des établissements de monnaie électronique est déjà largement achevée, tandis que celle des opérateurs de jeux se poursuit progressivement.
Les entreprises qui seront intégrées à cette plateforme bénéficieront d’une dérogation relative à la facture normalisée et ne seront pas concernées par les sanctions prévues dans le cadre de cette réforme.
À l’inverse, les sociétés qui n’auront pas engagé leur processus de mise en conformité avant le 30 août 2026 s’exposeront aux mesures administratives prévues par la réglementation.
Le ministère des Finances met également en garde contre toute initiative menée en dehors du dispositif officiellement validé par le Conseil des ministres. Il précise que les contrats conclus avec des structures ne disposant pas d’un mandat exprès du gouvernement ne produiront aucun effet dans le cadre de cette réforme.
En attendant l’entrée en vigueur du nouveau dispositif, toutes les entreprises exploitant des paris sportifs, casinos, loteries, concours de pronostics et autres jeux d’argent sont invitées à s’enregistrer auprès du ministère des Finances en transmettant le formulaire d’identification requis au plus tard le 31 juillet 2026.
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